Captographies

Ce terme révèle une nouvelle démarche citoyenne dans laquelle nous nous engageons depuis quelques mois avec différents partenaires. De quoi s’agit-il ?

La qualité de l’air est un facteur important dans le domaine de la santé publique. Sa métrologie est extrêmement importante et tous les services publics chargés de la surveillance de l’environnement s’y emploient. Depuis quelques années des citoyens se sont organisés pour réaliser des mesures à une autre échelle avec des capteurs « Low-Cost » mais assez fiables pour constituer une couche supplémentaire d’information sur cet élément de l’environnement.

Des projets européens se sont mis en place pour offrir aux citoyens des instruments de mesure des particules fines à installer dans leur environnement. Ces instruments envoient des mesures à travers Internet sur des systèmes de cartographie facilement accessibles.

Nous nous sommes mobilisés avec deux services de l’UNIL, l’éprouvette et le collaboratoire pour démarrer ce projet et chercher des partenaires au niveau du canton, de la ville de Lausanne et des services tels que UNISANTÉ. L’enthousiasme est général et nous allons pouvoir ouvrir des ateliers de construction de capteurs avec tous les citoyens volontaires pour injecter des données dans cette carte et dans d’autres systèmes associés qui viendront consolider les informations des services officiels.

Nous préparons aussi un système de transmission des données par le réseau associatif TTN utilisant la technologie radio bas débit LoRaWAN.

CO2

La contagion par aérosols de la Covid-19 dans les espaces fermés mal aérés est attestée par plusieurs études.

Une personne infectée risque de contaminer celles qui partagent ce local même si elles portent un masque FFP1. Pour s’en prémunir il faut éviter d’être à plusieurs dans un même local sans une aération convenable. La mesure du taux de CO2 dans le local est un bon indicateur de la qualité de cette aération.

Le taux de CO2 à l’extérieur est de l’ordre de 415 ppm (parties par million). On estime qu’un taux supérieur à 800 ppm dans un espace devrait alerter sur la nécessité de l’aérer.

L’industrie propose des capteurs de CO2 suffisamment économiques et fiables pour que nous puissions envisager de construire dans nos FabLabs des dispositifs simples pour réaliser cette mesure.

La société Sensirion, sise au bord du lac de Zurich produit un capteur d’excellente qualité parfaitement réactif, le SCD30, c’est celui que nous utilisons.

Le système sera conçu en fonction de l’usage (pour une salle de classe, un commerce, un restaurant…). Nous avons construit un tel dispositif autour de ce capteur depuis le mois d’octobre 2020, nous sommes prêts à vous accueillir pour vous aider à construire le votre !

De fil en aiguille…

Nous avons commencé un beau projet avec Valentine.

Il s’agit de hacker une machine à tricoter électrique de la génération de celles produites dans les années 1980 par la société Brother (série KH9xx). Nous avons prospecté et vérifié que nous pouvions nous appuyer sur le projet Ayab pour nous engager dans la transformation de l’électronique d’origine pour en faire une machine à tricoter connectable à un ordinateur pour tricoter des modèles originaux à partir d’une image numérique.

Nous avons voulu montrer tout ce que le numérique pouvait apporter dans le processus de création d’un modèle avec une machine ainsi transformée. Production d’un modèle à partir d’un texte, d’un son, de gestes etc.

Forts de ces résultats nous cherchons à aller plus loin en ajoutant un pico-ordinateur (RaspberryPi) au microcontrôleur (Arduino) actuel. Le but de cette greffe est de rétablir une autonomie totale de la machine à tricoter une fois l’ouvrage envoyé. Elle sera devenue ainsi un objet connecté !

En effet, le pico-ordinateur sera raccordé au réseau local de la maison et sera accueillant pour recevoir les propositions d’ouvrages…

Voici une petite vidéo réalisée sur le projet de Valentine.

50G

Affiche

Au sujet des controverses sur la 5G.

Comment faire pour avoir un débat démocratique sur les enjeux du déploiement d’une telle technologie ?

Nous allons tenter d’en discuter avec Alain Kaufmann responsable du Collaboratoire Unité de recherche-action, collaborative et participative à l’UNIL.

Nous ferons une rapide référence à l’excellent document de Gauthier Rossilhe qui nous parait exemplaire à plus d’un titre.

Ce titre 50G est aussi celui d’une sculpture de Denis Roueche exposée à Bex & Arts 2020.

Affiche

La photo de l’affiche : Denis Roueche©photoBétant courtoisie Bex&Arts

La fabrique des makers.


Que ce soient les HackerSpaces, les MakerSpaces ou les FabLabs, ce sont des lieux où l’on ne fabrique jamais pour les autres !
Ce sont des lieux où l’on apprend à faire ! Ce sont des fabriques de makers.

Ce que Covid-19 nous a fait faire.

1) Le coronavirus nous a mis dans une situation où nous n’avons pas eu le choix, il fallait faire vite, beaucoup et pour les autres !
2) On n’a jamais eu le temps de concevoir le produit à fabriquer et la plupart des makers se sont mis à produire des designs faits par d’autres pour des questions d’homologation parfois, mais pas toujours. Ces modèles sont souvent sous licence cc-by-nc-sa, donc non commerciale, cela n’avait pas d’importance tant que les produits n’étaient pas commercialisés. Cela pourrait en avoir dans l’avenir.
3) Pour le projet dans lequel nous nous sommes engagés, il nous a fallu en plus prendre des précautions liées à l’utilisation du produit en milieu hospitalier et réaliser un modèle correspondant exactement à un produit existant.
Pour ce qui est déjà du deuxième problème, celui du devoir d’inventer, les FabLabs s’y sont mis quand ils ont pu le faire, Monsieur Bidouille parle à juste titre de l’espace R&D qu’ils ont constitué : https://www.youtube.com/watch?v=lnM7UVT2i-o


Il faut que les FabLabs puissent reprendre cette autonomie de créativité, car il est stupide de faire un modèle unique de visière pour tous les corps de métier, il faut concevoir des dispositifs différents avec celles et ceux qui vont les utiliser dans des circonstances bien différentes.

Il faut penser à économiser la matière première et à son recyclage, il y a plein de choses à faire plutôt qu’une boutique en ligne de visières !

Tout cela se fera dans des FabLabs ou dans des MakerSapces qui fonctionnent aussi comme des FabLabs ou dans des Hackerspaces qui parfois fonctionnent comme des Makerspaces et des FabLabs. Toujours dans des ateliers où les gens partagent savoir et savoir-faire.

C’est ainsi et seulement ainsi que nous ferons face demain aux coups durs qui nous attendent et que des milliers de femmes d’hommes se retrouveront en homo faber et non pas en consommateurs impuissants.

Richard le 13 mai 2020

Covid19: FabLab fermé intense activité !

Depuis le 4 avril nous avons mis une énorme machine en route pour fournir 45000 écrans de lunettes découpées dans un film de mylar et 7000 montures imprimées en PETG. Ces gros chiffres ont été demandés par le service des achats du HUG-CHUV qui nous a fait confiance pour mettre le personnel hospitalier à l’abri d’une pénurie de ce dispositif de protection.

En même temps que nous faisions le modèle de la monture pour l’imprimer en 3d nous cherchions à mobiliser l’ensemble des FabLabs suisses et du MakerSpace de Lausanne pour trouver la matière première et les forces pour couvrir tous les aspects d’un tel projet.

Heureusement un entrepreneur nous a aidés non seulement à acheter la matière première nécessaire à la fabrication des écrans à un moment où il devenait difficile de s’en procurer (fin mars début avril) mais en plus, il a pu transformer son outil de production (découpe de voiles) pour ce projet.

https://www.rts.ch/play/tv/12h45/video/le-tissu-economique-se-reoriente-pour-sadapter-aux-nouveaux-besoins-de-masques-?id=11286377

La mobilisation des membres de ces espaces où l’on aime tant faire avec les autres dans les ateliers a dû prendre une nouvelle tournure à cause du confinement. Il a fallu embarquer les imprimantes 3d à la maison et c’est souvent en famille que les montures ont été produites par une quinzaine de contributeurs.

L’imprimante 3d peut prendre une place insolite en phase de confinement…

Les montures placées par lot de 10 dans des sachets de congélation sont expédiées dans des cartons d’un peu plus de 100 lots au dépôt HUG-CHUV semaine après semaine.

Nous sommes donc passés du prototypage rapide à une forme de production non moins rapide…

Ce qui est saillant pour nous dans cette expérience comme nous l’expliquions dans notre précédent article est le rapport avec le collaboratoire de l’Unil qui nous a fait gagner la confiance des acheteurs du CHUV. Ensuite il y a eu l’aide que tous les fournisseurs de matière première nous ont apportée pour nous aider à trouver l’introuvable malgré le confinement. L’expérience prouve que le rapport entre entrepreneurs et FabLabs peut être d’une redoutable efficacité (par nos capacités à concevoir et à modéliser autant que par la multiplicité de nos contacts) et enfin, s’il en était encore besoin, que les membres des FabLabs sont aussi des Makers et que quand il faut faire, ils/elles font !

Richard 2 mai 2020

Covid19 : Que faisons-nous ?

Qui est ce nous ?
Plusieurs FabLabs de Suisse, que je ne vais pas citer de peur d’en oublier : fablab.ch


Le dimanche 22 mars nous avons demandé au responsable du ColLaboratoire de l’UNIL en contact avec les services de santé du canton, comment nous pouvions aider. Nous avons proposé de construire des visières de protection comme nous en voyions partout sur le net.
La réponse a été rapide  et est venue du CHUV : « Non ces grandes visières ne nous sont pas nécessaires, nous utilisons des lunettes et ne voudrions pas en manquer ».
Un membre du FabLab At3flo a pris contact avec un responsable des achats HUG-CHUV qui a donné un ordre de grandeur des besoins de plusieurs milliers de ces écrans de ces montures.

Nous nous sommes alors mis au travail pour modéliser une monture à imprimer en PETG ou en PLA et une forme d’écran à découper dans du Mylar de moins de 200 microns d’épaisseur.



Il fallait aussi s’assurer de disposer de la matière première en quantité suffisante pour en fabriquer plusieurs milliers, ce qui a été le plus difficile en cette période.
Heureusement le savoir-faire d’un de nos membres du FabLab  d’Yverdon conjugué à la bonne volonté de nos fournisseurs habituels nous a permis de nous engager à dire aux responsables de la centrale d’achat que les hôpitaux ne manqueraient pas de cet équipement !

L’initiative d’un industriel de la région est aussi venu à notre secours pour nous garantir la disponibilité de matière première, non seulement en important toute la matière qu’il fallait, mais aussi en mettant à disposition son outil, pour découper les écrans nécessaires pour les hôpitaux et des visières pour d’autres acteurs de la santé ou pour la protection plus générale des personnes exposées.

Ce samedi 4 avril, nous pouvons être tranquilles, nous sommes en mesure de fournir ces écrans et de fabriquer ces montures en impression 3d !

La question des visières.
Le premier modèle que nous avons vu et qui a marqué les esprits tant nous sommes attachés à son concepteur est celui de J.PRUSA.

Nous nous sommes cependant vite rendu compte que l’impression en 3d du support de la visière serait chronophage et qu’il fallait imaginer une production différente en évitant l’impression 3d si ancrée dans l’imaginaire collectif…
Les modèles des Polonais K.Klepacki et M Dyrda ont le mérite d’être faciles à produire en grand nombre, ce sont ceux que nous proposerons s’ils nous en étaient demandés.

Toutes informations utiles pour la fabrication : ici

Richard Le 4 avril 2020



Coronavirus

lunette de protection

Il a fallu que cette pandémie nous touche de plein fouet pour que je me remette à venir sur ce site pour donner des nouvelles de ce que nous faisons, des projets que nous réalisons et de l’état d’esprit avec lequel nous le faisons.

Commençons par le plus important, ce que nous faisons aujourd’hui pendant ce moment si particulier de notre vie sociale. Nous essayons de nous rendre utiles. Ce nous, c’est l’ensemble des makers et des membres des FabLabs suisses. Nous nous proposons de fabriquer ce qui manque dans les hôpitaux, en dehors des masques et de bien d’autres choses, à savoir des lunettes de protection.

lunette de protection

Vous voyez là le prototype que nous avons construits et discutés avec des membres de différents FabLabs. Une fois le prototype validé, modifié, établi, nous allons nous mettre à le produire à des centaines d’exemplaire dans plusieurs de nos ateliers, Makerspaces ou FabLabs.

Richard le 25 mars 2020

Une affiche pour le FabLab

Profitant de la réalisation de notre version du polargraph nous nous sommes amusés à réaliser une affiche pour le FabLab. Plutôt que d’utiliser celle très réussie du graphiste de la BCUL, nous en avons créé une à notre style beaucoup moins professionnelle. Nous l’imprimons et la polargraphons…

Automne 2018

Nous avons délaissé l’écriture d’articles sur le site tellement nous avons d’activités dans cette IRL (In Real Life). Pourtant vous auriez de passionnantes aventures à lire…

  • Nous avons réalisé pour et avec Catherine Bolle une centaine de « tavillons » en PET pour une installation. L’épopée de cette aventure est écrite, il va nous falloir la mettre à disposition. Vous allez pouvoir voir l’installation à la Grange de Dorigny « La ruche humaine ».

  • Nous revisitons la construction d’un polargraph pour la manifestation Cosmos au palais de Rumine. Nous y serons tous les jeudis soir de 18h à 22h des mois d’octobre et novembre, dans un FabLab éphémère…

  • Nous avons été avec notre polargraph pour fêter les 40 ans du centre socioculturel de la Bourdonette.
  • Nous serons à LemanMake ces 29 et 30 septembre à la salle des fêtes de Renens.