LemanMake festival

La première édition du festival LemanMake s’est déroulée les 28 et 29 juin derniers à Nyon. Nous avons eu la chance d’y tenir un stand placé entre l’Hackuarium, l’espace de Zigobot et l’atelier Spaguettis ! Ce festival a notamment été l’occasion pour nous de présenter quelques projets réalisés par nos membres :

– le château fort pour enfants aveugles d’Hélène
– le planétarium et le jeu d’échecs chinois de Pierre
– les différents modèles de microscope à CHF 1.- réalisé par Richard avec l’Éprouvette
– le modèle de phage T7 de Richard réalisé également avec l’Éprouvette et le groupe 3D d’Hackuarium
– la drawing machine de Jonathan qui a dessiné pendant les deux jours
– des expérimentations de MDF tordu
– diverses boîtes de Christian imprimées sur le stand grâce à une micro Delta afin d’expliquer les principes de l’impression 3D au public.

Face à un public varié, venu parfois de loin, ces projets ont permis de montrer et faire comprendre ce que quelques passionnés peuvent réaliser au sein d’un Fablab. Le discours entamé avec certains visiteurs à permis d’éclairer sur la place que tiennent actuellement nos plateformes dans le mouvement maker, sous-entendant leurs enjeux et problématiques.

Ce weekend a également été très riche en rencontres et en échanges avec d’autres FabLabs, hackerspaces, makers indépendants ou autres curieux ! Voir la profusion d’activité et de projets dans la région du Léman a été quelque chose de très inspirant et stimulant.

Pour ceux qui auront manqué le rendez-vous, quelques photos sont à retrouver dans l’album : https://flic.kr/s/aHskf2wTYK

Un grand merci aux organisateurs de LemanMake ainsi qu’aux membres qui ont permis de présenter leurs projets.

Barbara

 

 

LemanMake1

LemanMake2 LemanMake3 LemanMake4 LemanMake5

 

Vers la construction d’une CNC

Avant de nous lancer dans la construction d’une CNC remplaçant la Charly Robot que nous utilisions. Nous avons voulu réparer la petite Roland® Modula MDX-15 qui faisait partie de notre héritage mais dont l’électronique était hors service.

20150501_124901Pour cela, ne pouvant réparer la carte d’origine – aucun schéma disponible – ni investir les 500 CHF demandés par son constructeur pour son remplacement, nous avons décidé de nous lancer dans l’assemblage de composants standards pour lui redonner vie.

La difficulté est liée au fait que les moteurs de cette machine ne sont pas courants (CKD J262-859) et ont été développés spécifiquement pour Roland®.

Le choix qui s’impose est d’utiliser un Arduino avec le firmware grbl.

Pour cela, le circuit de protoneer.co.nz, Arduino-CNC-Shield-V3

est fait pour nous faciliter la vie…

Nous avons choisi 3 interfaces de puissance  Pololu A4988.

Branchement A4988

Avec Paul-André, il n’a pas été difficile de brancher les moteurs, par contre nous avons dû tâtonner pour arriver à trouver une configuration des pilotes qui convienne. Nous la publierons quand nous l’aurons mise à l’épreuve.

Jonathan a câblé des fins de course qui ne sont pas présents sur la machine. La broche est animée par un modèle de moteur Sagami tout aussi exotique et spécifique que les moteurs pas-à-pas.

La dernière version du grbl 0.9i, nous permettant d’utiliser une sortie PWM de l’Arduino Uno [#define VARIABLE_SPINDLE], nous en avons profité pour concevoir un petit montage avec Mosfet pour le faire tourner. Là encore nous publierons tout le câblage une fois la mise à l’épreuve convaincante ! (Le circuit de protoneer V3.03 , n’est pas tout à fait en phase avec la configuration de grbl nécessaire pour utiliser cette  fonction).

Nous en sommes aux premiers tests des fin de course et de leur bonne gestion par le firmware.

A suivre …

Un microscope à 1 CHF

Dans le cadre d’une activité organisée par l’équipe de l’Éprouvette Séverine a voulu évaluer le microscope proposé par le laboratoire PNNL et le réaliser au FabLab.

Nous avons commencé par imprimer les modèles proposés. Les billes à disposition n’étant pas du bon diamètre, nous avons refait un modèle pour pouvoir jouer sur tous les paramètres et tester différentes géométries.

Modèle simple

Les premiers résultats sont encourageants et nous invitent à réaliser un véritable projet sur ce thème…

Acarien

Richard Le 21 mai.

AG Mars 2015

Le lundi 16 mars dernier s’est déroulé l’AG de l’association du Fablab.

Cette réunion a été l’occasion pour les membres, ainsi que pour les curieux venus partager leur expérience, de faire une retrospective sur 2014 et de préparer les futurs chantiers !

Voici notamment quelques uns des prochains projets à venir :

  • Proposition de divers ateliers d’initiations les samedis (DesignSpark, OpenSCAD, Arduino, InkScape, soudures…)
  • Installation prochaine d’une CNC (Le choix reste encore indéterminé)
  • Réparation d’une découpeuse laser Bodor endommagée
  • Réparation d’une CNC Roland MDX-20
  • Mise en place d’un système de documentation de projets
  • Soigner la communication pour faire partager aux intéressés les dernières actualités du fablabs

Et bien sur, continuer de vous accompagner dans la réalisation de vos projets !

Slack, Le HUB Pratique

Logo de Slack

Récemment nous sommes passés sous Slack pour discuter de nos projets et tenir le fichier de nos membres à jour. Nous avons aussi opté pour une mailing-list classique pour celles et ceux à qui ce service pourrait s’avérer peu intéressant.

Notre premier contact avec ce service vient d’une réunion à Hackuarium où un de leurs membres a présenté la panoplie d’outils qu’ils testaient pour rester à jour sur leurs projets.

Pour les connaisseurs cela ressemble fortement à un IRC glorifié. Alors qu’est ce qui le rend plus intéressant que Google Groups, IRC, Skype et la suite?

Intégré

Slack se distingue largement par sa volonté d’intéger et de centraliser l’arrivée des informations de tous les services possibles et imaginables. Des choses les plus simples comme avoir une notification lorsqu’un compte Twitter est cité, aux choses plus compliquées avec des notifications de la part de services d’Intégration Continue dont les programmeurs sont très friands ces jours. Toute entrée et char sont liés à des canaux de discussion crées par les membres du Slack. Ces canaux peuvent être publics pour tous les membres ou privés sur invitation.

Leur but n’est pas de dire que tout passe par eux, mais que toutes les notifications peuvent arriver chez eux. Plus besoin donc de remplir sa boîte mail de notifications, Slack se charge de vous laisser un message lorsque une personne a mis un document sur Google Drive à jour, et propose surtout d’y donner accès très facilement. Mais il ne gère pas les droits d’accès, c’est toujours à nous de le faire. C’est simplement un HUB. Mais un HUB ou tout est indexé, retrouvable et mis à jour en permanence.

Incroyablement Extensible

Si les 30+ intégrations déjà disponibles ne suffisent pas, il fonctionne très bien avec Zapier, un service web dont le seul but est de créer des structures « Action -> « Réaction » pour tout ce que l’on veut. Par exemple, une nouvelle entrée dans un calendrier peut engendrer l’écriture automatique d’un post sur votre page WordPress. Il existe une centaine de services qui peuvent être intégrés de cette façon.

Finalement, Slack offre des WebHooks, une façon pour les dévelopeurs de lire et d’écrire des données sur Slack depuis leurs applications, ainsi que de créer des raccourcis de commande sur Slack qui lancent d’autres services. Bref, c’est un peu le centre d’intégration que tout le monde attendait.

Il n’est pas forcément évident d’expliquer pourquoi Slack est une solution intéressante. Le manque de structure en groupe de discussion peut gêner au début, mais lorsqu’on voit sa boîte aux lettres se dégonfler de toutes les notifications, emails, et duplications d’informations, on se demande comment on arrivait à survivre avant.

Chez Nous

Pour la petite histoire, nous utilisons slack de la manière suivante.

    • Tous nos membres font partie du slack et peuvent rejoindre tous les canaux.
    • Le Google Drive public du fablab y est lié
    • Lorsqu’un article est publié sur notre site web, Slack affiche automatiquement un lien. De plus, un post Twitter est effectué. Ces actions sont une intégration de Zapier.
    • Il existe un canal privé pour les superutilisateurs sur lequel il y a une redirection mail de notre formulaire de contact. Ainsi tout le monde est mis au courant et nous pouvons coordonner les prises de contact. Ceci est fait par le biais d’une adresse mail que Zapier a le droit de consulter, et envoye un messsage sur Slack.
    • Un canal est dédié à nos communications Twitter, si nous sommes cités, interpellés ou si nos publions un Tweet.

On trouvera certainement encore plein d’utilisations pour ce bel outil, et nous cherchons à le privilégier par rapport à notre ancien Groupe Google.

Coupe en MDF mouillé/moulé

Après avoir vu la technique de MDF « mouillé/moulé » utilisée et partagée par YamashitaKen sur Thingiverse, nous avons souhaité l’essayer avec notre propre modèle.
Aussi le fichier de base a été modifié en un cercle de 30 cm de diamètre pour observer la capacité du MDF à se torde sur une plus large surface que le modèle initialement présenté.

Instructions :
– Choisir une plaque de MDF de 2.5 mm d’épaisseur (Instruction originale du modèle sur Thingiverse. Nous utilisons dans notre exemple un MDF de 3 mm avec les mêmes dessins de découpe. Une épaisseur plus fine devrait aussi fonctionner…)
– Découper la pièce à la laser (compter un temps assez long de découpe car le motif de croisillons se répète en très grand nombre selon la surface)
– Retirer la pièce de la machine (attention elle reste très fragile)
– Tremper le modèle dans de l’eau chaude durant 15-20 min afin qu’elle s’amollisse
– Modeler délicatement la pièce avec  une contre-forme et la maintenir avec des serre-joints
– Laisser sécher

Si au final la pièce demeure fragile, le principe reste très intéressant.

Soulignons également que nous avons ici voulus poussez les propriétés de torsion du MDF à son maximum pour un premier essai (de petites parties ont commencées craqueler).

À l’avenir, d’autres objets pourront être imaginés. Nos pistes portent à des réflexions sur le dessin du modèle 2D à découper afin de laisser pleines des parties structurantes de l’objet (qui réduiraient aussi le temps de découpe 😉 ).

Recherches à suivre…

 

Barbara et Jonathan.

Avec le Centre Pédagogique pour élèves Handicapés de la Vue

Une enseignante du Centre Pédagogique pour élèves Handicapés de la Vue (CPHV) est venue nous rendre visite pour devenir membre du FabLab et profiter de la plate-forme pour améliorer le matériel pédagogique. La rencontre a été immédiatement féconde et dès la première séance de travail autour de la LaseCut elle a pu apprendre à produire des échantillons de structures qui pourront être testés et utilisés. L’immense intérêt de la démarche est que tout acquis pourra être partagé !

Nous réalisons que nous avons beaucoup de projets qui touchent à la pédagogie et que c’est un domaine où des plates-formes ouvertes et non marchandes comme les nôtres peuvent apporter un immense bénéfice. Le prototypage rapide permet aux enseignants de réaliser immédiatement leurs idées et de disposer d’outils sophistiqués pouvant être testés, améliorés et partagés… En effet dans nos FabLabs nous abordons toutes les techniques de fabrication numérique pour produire des objets qui peuvent être bourrées d’électronique s’il le faut… Toutes les connaissances contemporaines sont convoquées sans le moindre complexe, fort que nous sommes d’appartenir à un réseau planétaire 😉

Sujet à suivre de bien près…

Richard.

Conception et réalisation d’un modèle de phage T7

Dans le cadre d’un projet Hackuarium pour Unil-Éprouvette, nous nous sommes investis en tant que FabLab pour montrer ce que pouvait apporter une plate-forme telle que la nôtre.

Il s’agit de réaliser un modèle 3d de bactériophage T7 devant servir d’instrument pédagogique pour l’équipe de l’éprouvette. Ne pas nous contenter d’imprimer un modèle existant, mais d’approfondir la démarche pour concevoir un modèle plus élaboré… a été notre proposition. Par chance, l’équipe s’est trouvée immédiatement intéressée et nous avons pu démarrer.

Le point de départ a été le modèle 3d de T7  de Cathal Garvey

T7

Le fait que le fichier CAD en OpenSCAD soit mis à disposition par l’auteur du modèle nous a grandement facilité le démarrage.

Nous voudrions que le mécanisme d’injection du matériel génétique du phage dans la bactérie soit montré. Pour cela nous avons imaginé une mobilité des pattes  avec une articulation en fil à mémoire de forme et une séquence d’allumage de leds à l’intérieur de la capside et du corps pour simuler la descente du matériel génétique.

Pour cela, il fallait décomposer les différents éléments pour arriver à des pièces facilement imprimables et pratiques à assembler même par des enfants. L’utilisation de tips pour l’extrémité fine des pattes s’est avérée bien astucieuse et nous a soulagé d’un problème épineux 😉

La capside icosaèdrique pouvait être facilement décomposée en 2 coquilles dont l’inférieure pouvait supporter les épaules.

Epaules_1

Le corps pouvait facilement être dessiné afin de recevoir les parties de la capside et s’installer sur une partie recevant les pattes que l’on nomme bassin:

ensemble

Si tous les éléments du phage sont imprimés en PLA translucide, l’impression des pattes en TPE permet à l’ensemble d’avoir une bonne élasticité et au corps de s’affaisser sous une pression raisonnable.

Impression

Le résultat est assez satisfaisant, reste à insérer le dispositif lumineux, la dynamique et la connectique avec la bactérie.

(A suivre…)

Richard Le 17.02.2015

L’électronique a été réalisée grâce encore une fois à notre Arduino qui nous a permis de prototyper l’attaque d’un 74HC595 pour  la commande de 8 leds. Nous avons alors programmé un ATtiny85 pour l’introduire dans la capside et obtenir l’effet désiré. Le choix de composants CMS pour diminuer l’encombrement nous oblige à faire des soudures en l’air qui ne sont pas du plus bel effet. Même si tout est caché dans la capside, il nous reste à améliorer tout cela…

20150225_173325

3 petits aimants de 5x5x2 mm ont été placés dans le bassin et le tout nous donne d’ores-et déjà une bonne idée de ce qu’il nous reste à faire coté bactérie…

(A suivre…)

Richard Le 27.02.2015

Réalisation de maquette d’architecture

 

 

Maquette réalisée avec une imprimante 3d à fil chaud.

unnamed  unnamed (2)

Réaliser une maquette au 500eme avec une telle technologie relève de la gageure, pourtant le résultat est tout à fait intéressant.
Bien évidemment il a fallu tout repenser et c’est bien la raison pour laquelle notre FabLab a intéressé le cabinet d’architecture qui le fréquente pour réaliser de telles expériences. Tout a commencé par une tentative avortée d’impression des fichiers CAD convertis par Meshlab au format STL Il est évident que bien des technologies 3D auraient certainement pu « reproduire » la maquette dessinée, mais notre GigaBot était là et nos architectes voulaient en sortir quelque chose d’autant plus que l’échec était encourageant car la structure produite était trop plaisante… Il fallait l’exploiter et chercher un langage.

Comme dans un FabLab, on ne fait rien pour autrui, c’est le dessinateur maquettiste qui a décomposé avec l’architecte les différents éléments que nous avons imprimés les uns après les autres en affinant à chaque fois les paramètres d’impression, voire en redessinant les modèles. Cela nous a pris quelques heures, mais le résultat était au bout de l’effort.

L’équipe a beaucoup appris sur la technique d’impression 3d FDM et nous avons beaucoup appris sur nos propres outils en les faisant fonctionner de façon bien originale.

En bons artistes qu’ils sont, quand ils sont revenus pour réaliser une seconde maquette, ils ont utilisé une toute autre technique, qui fera l’objet d’un autre article. « En art on a le droit de tout essayer, mais jamais de recommencer » – P.Picasso

Richard le 13.02.2015

Gigabot

Il est temps de parler de La Gigabot vu la place qu’elle prend dans le FabLab 😉

Comme toutes les machines qui appartiennent au FabLab aujourd’hui, elles sont à prendre comme un héritage, nous n’avons aucunement participé à la décision de leur achat, ni à l’usage espéré.

Nous avons donc répondu à l’appel de sa construction une fois les pièces arrivées fin janvier 2014 !
La monter était un défi que nous voulions relever pour pouvoir tenter d’en faire un outil utile !
La chronique de son montage étant assez nourrie dans le groupe, (on peut la lire  ici)  il n’est pas la peine de revenir sur ces heures passées avec Alexandre, Renaud, Sébastien avant qu’Iraklis ou Hi-Vong viennent nous rejoindre.

Ce qui fait l’objet de ce blog, tourne autour de l’usage d’une telle imprimante 3D.
Ses caractéristiques en font une machine tout à fait spéciale, les 3 points principaux :.
– Dimensions 600x600x600
– Buse 0.5
– Plateau froid

Une fois le montage terminé, nous avons eu beaucoup de mal à nous contenter d’une précision du niveau du plateau de seulement plusieurs dixièmes de mm (sur une RepRap on vise le dixième). Pour atteindre cela sur 60cm, il a fallu modifier le montage d’origine et passer beaucoup de temps.
Atteindre une telle précision avec un plateau froid et une buse de 0.5 mm est impératif si l’on veut écraser la première couche pour espérer monter une pièce – même avec un (pourtour) brim généreux,
Une fois l’impression rendue possible, on peut se poser la question du temps et de la précision. Avec une buse de 0.5 on ne pourra jamais diminuer celle-ci de façon drastique pour imprimer de gigapièces… Quant au temps, on n’imprime pas plus vite avec la Giga qu’avec n’importe quelle autre RepRap de cette technologie.

* Il nous reste donc à mesurer les limites de l’imprimante actuelle et d’espérer pouvoir l’utiliser pour faire ce que l’on ne peut pas faire avec une RepRap normale.

3 pistes d’amélioration pour l’avenir :

1#  Utiliser une buse plus grosse, au moins 0.8, vois même un système à 7 buses de 0.4
2#  Mettre un plateau chauffant
3#  Augmenter la vitesse et les accélérations en repensant le mouvement (Core XY ?)

Richard.